Dans les deux sexes, les méfaits de l'exposition solaire étaient le plus souvent méconnus ou négligés. Les auteurs concluent à la nécessité d'une information systématique délivrée par les médecins, de CVI en particulier, en consultation de pré-expatriation.

EZZEDINE K et coll. Expatriates in high-UV index and tropical countries : sun exposure and protection behavior in 9,416 French adults. J Travel Med 2007 ; 14 : 85-91.

Inégalité hommes-femmes

Les auteurs (allemands) ont étudié 338 cas de leptospirose, tous lieux d'acquisition confondus, survenus entre 1997 et 2005. - La répartition par sexe est éloquente : 263 hommes, 75 femmes. - La probabilité d'hospitalisation est très nettement supérieure chez l'homme (OR 2,6 ; p<0,01). - Les signes de sévérité sont plus présents chez l'homme : ictère (OR 3,7 ; p<0,01), insuffisance rénale (OR 3,4, p<0,01), syndrome hémorragique (OR 7,8, p<0,05). Et ce quels que soient les risques d'exposition, les sérotypes ou l'attitude de recours au système de santé. La leptospirose est donc plus fréquente et plus grave chez l'homme.

JANSEN A et coll. Sex differences in clinical leptospirosis in Germany. Clin Infect Dis. 2007 ; 44(9) : e69-72.

Sex at risk in Cuzco

Les rapports sexuels occasionnels des touristes semblent croître chaque année ; les partenaires les plus fréquents sont ceux qui sont en contact directs avec les touristes : en l'occurrence à Cuzco (Pérou) les voyageuses et leurs guides locaux. C'est à ces derniers que se sont intéressés les auteurs, qui ont fait remplir un questionnaire à 161 d'entre eux et en ont obtenu des échantillons sanguins pour HSV2, C. trachomatis et syphilis. La majorité des guides (65%) étaient sexuellement actifs dans l'année précédant l'étude ; 10% rapportèrent des rapports avec des touristes. Dans 42% des cas, il n'y eu aucun préservatif. Un quart des guides rapporta une histoire clinique compatible avec une IST, 22% avouant se considérer à risque d'une telle transmission. De fait, la biologie révéla que 15% d'entre eux étaient porteurs d'une chlamydiose, et 88,2% porteurs d'anticorps anti-HSV2 ; pas de syphilis.

CABADA MM et coll. Sexual behavior, knowledge of STI prevention, and prevalence of serum markers for STI among tour guides in Cuzco/Peru. J Travel Med 2007 ; 14 : 151-7.

NDLR. Ca fait froid dans le dos ; un peu plus bas pour être précis... Bien évidemment, les auteurs concluent que nous ne faisons pas notre travail de prévention, de sensibilisation : si quelqu'un a la recette pour obtenir une autre réponse de nos patients que « mais vous n'y pensez pas, docteur », qu'il veuille bien nous contacter.

Pilotage privé et crashs

Aux Etats-Unis, il y a plus de 200.000 pilotes privés. Les auteurs ont étudiés les facteurs de risque de crash. - Les pilotes qui n'ont pas passé les tests d'agrément pour le vol aux instruments ont un risque d'accident multiplié par quatre, quel que soit l'aéronef piloté. - Pilotage en état d'ivresse - Sexe masculin - Age avancé - Antécédent(s) d'accident ou de violation de la réglementation - De tous les pilotes amateurs, ce sont les médecins qui viennent en tête de toutes les professions pour le risque de crash.

LI G et coll. Crash risk in general aviation. JAMA 2007 ; 297 : 1596-8.

NDLR. En voyage, si vous louez les services d'un pilote privé, prenez une pilote, jeune, sobre, formée au vol aux instruments, et qui est tout sauf médecin.


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