Comment cela peut-il se traduire au quotidien ? Si une mère s’assoupit avec son bébé au sein et que son homme lui dit « il faut que tu commences à le sevrer », elle n’aura pas envie d’être tendre avec lui. Si, au contraire, il la complimente en lui disant « comme tu es belle comme ça », elle va se sentir bien, comprise et aura envie d’être câline avec lui.

La parentalité met elle le couple en danger ? Oui, si on est immature ou si on ignore ce que je viens de dire. Sinon, c’est une immense chance de progresser dans la complicité conjugale. Mettre au monde un petit être humain est un émerveillement quotidien, si on partage ce sentiment, si l’enfant a été conçu dans le désir des deux parents, c’est une expérience qui fait grandir le couple.

Y a-t-il des périodes plus difficiles à gérer ? Oui. Quand l’enfant a entre 9 mois et 3 ans, c’est un moment à haut risque pour le couple. L’enfant demande beaucoup d’attention. Il touche à tout, bouge sans cesse et nécessite une surveillance. Il y a peu de moments d’intimité pour le couple, on ne peut plus téléphoner tranquillement, se reposer, partager des moments de complicité.

Que conseillez-vous aux parents de jeunes enfants pour préserver leur couple ? Je conseille aux parents ce que j’appelle une ordonnance complicité : sortir à deux un soir par semaine ou passer une soirée à la maison sans enfant, partir un week-end par mois et s’échapper une semaine par trimestre. Cela peut paraître lourd à organiser ou coûteux mais ça l’est bien moins qu’un divorce.