Le pneumocoque, responsable de méningites, septicémies, otites moyennes aiguës

Avant l'âge de 2 ans, pratiquement tous les enfants rencontrent le pneumocoque à un moment ou à un autre. Ils sont donc tous exposés à un risque de développer une infection de type méningite ou septicémie, ou une otite moyenne aiguë. Or ces maladies peuvent être fatales et le pneumocoque représente la première cause de mortalité par infection bactérienne chez le nourrisson. Environ 70% des méningites bactériennes à pneumocoques surviennent avant l'âge de 2 ans, avec un pic très précoce enregistré entre 4 et 6 mois.

Contre les pneumocoques : vaccinez tôt !

Ces données soulignent toute l'importance de débuter très tôt la vaccination anti-pneumococcique (Prévenar®). Le schéma vaccinal recommande 3 injections à un mois d'intervalle à partir de l'âge de 2 mois et un rappel entre 12 et 15 mois. Depuis l'inscription du vaccin sur le calendrier vaccinal, la couverture a fortement progressé. Il faudrait cependant poursuivre les efforts pour l'augmenter.
Le schéma vaccinal anti-pneumococcique

Selon un sondage TNS-Healthcare réalisé en avril 2007, 73% des enfants âgés de 3 à 12 mois avaient reçu au moins une dose du vaccin, contre 64% en 2006. Ce n'est pas satisfaisant car au final, plus d'un enfant sur quatre n'a reçu aucune dose de vaccin et pour ceux qui en ont bénéficié, la vaccination est souvent trop tardive et les résultats sont encore moins bons concernant la vaccination complète. En effet, moins de la moitié des enfants de 5 à 7 mois ont reçu les trois injections et 61% des enfants de 16 à 24 mois n'ont pas eu de rappel. Or plus on attend avant de pratiquer le rappel, plus le taux d'anticorps protecteurs tend à diminuer.

Ce qui est certain, c'est que le schéma vaccinal a une importance capitale dans l'immunisation. Il est indispensable de le suivre à la lettre si l'on veut obtenir une baisse de 80% des infections à pneumocoques chez les enfants de moins de 2 ans. A noter que la vaccination des nourrissons se répercute aussi sur l'entourage et permet notamment de diminuer d'environ 45% les infections à pneumocoques chez les personnes âgées. Et enfin, moins d'infections se traduisent par moins de prescriptions d'antibiotiques et par une baisse des résistances aux antibiotiques des pneumocoques.

En pratique

Il est proposé de coupler les trois injections contre le pneumocoque avec le vaccin DTcoq-polio-Haemophilus, mais de les réaliser sur deux sites différents. Quant au rappel, il peut être réalisé lors de la 2e injection du vaccin ROR (Rougeole, oreillons, rubéole).


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