10 mai.
Par vie femme,à 21:20 :: Trucs Astuces :: #139 :: rss
Un corps parfait sinon rien
Aujourd’hui, on commande un lifting comme on commande un café. Au XXIe siècle, le bistouri n’effraie quasiment plus. Mais lorsqu’on est chrétienne, on en parle à voix basse... de peur que Dieu entende? Réflexion avec Priscille Hunziker, conseillère en image
L’autre jour, une femme est entrée dans mon cabinet de conseil en image. Embarrassée, elle s’est lancée dans la confidence: depuis des années, elle souffre de l’image de son corps au point que cela nuit à ses relations et qu’elle s’est mise à penser à la chirurgie esthétique. Chrétienne engagée, elle a confi é son mal-être à ses proches qui l’ont plutôt dissuadée: «On te trouve bien comme ça», ou encore «as-tu prié pour cela ?». Face à ces avis plutôt négatifs, elle a bien tenté de «ne plus y penser», mais le mal-être était profond. Aujourd’hui, elle s’interroge: «Je me ferais bien opérer, mais est-ce que c’est permis en tant que chrétienne? Je sais bien que Dieu m’aime telle que je suis, mais moi, je n’y arrive pas».
Dieu et le botox L’étalage des prouesses de la chirurgie esthétique dans les médias ne laisse personne indifférent: il suscite curiosité, désapprobation, agacement ou intérêt, selon les préoccupations intérieures. Et les femmes chrétiennes concernées par le sujet s’interrogent: «Je vis avec mon temps, pourquoi ne pas avoir recours à la chirurgie esthétique? J’ai bien un portable!». On peut se demander ce que Dieu peut bien penser des liftings, injections de botox, remodelages des fesses et autres corrections morphologiques à choix... En réalité, il ne s’agit pas seulement d’être pour ou contre la chirurgie esthétique. Dans certains cas, les bienfaits de la chirurgie sont incontestables, et les remettre en question serait cynique. La chirurgie reconstructrice rend dignité et humanité aux grands brûlés, aux blessés de guerre, aux enfants nés avec des malformations, aux femmes opérées d’un cancer du sein. Ces interventions aident à panser les blessures d’événements tragiques. On ne discute pas non plus pour les oreilles décollées ou les becs-de-lièvre.

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