« Je me demande comment le ministère, et un soit disant groupe de travail dans lequel les buralistes ne sont même pas représentés, peuvent afficher leur optimisme de commande. Le décret s’applique bien dans les restaurants, comme attendu, mais dans les bars-tabac, c’est la morosité et les perspectives de licenciements de personnels qui l’emportent. Alors que l’objectif de santé publique ne semble pas être rempli, par ailleurs. On a vraiment l’impression que ce décret est un coup d’épée dans l’eau… »



Pour le moment, et concernant le cas spécifique des bars-tabac, la Confédération des Buralistes constate à travers l’observatoire qu’elle a mis en place :



- Une baisse moyenne comprise entre -18 et -20 % d’activités au comptoir (ventes de cafés, boissons et sandwichs) depuis le début de l’année (en comparaison avec 2007 ; chiffres au 15 février). Le Nord et la banlieue parisienne étant parmi les plus touchés ;



- Une chute de l’activité jeu (entre -12% et -15%), non compensée par le succès commercial du récent « Euromillions » ;



- Une perte considérable d’ambiance dans les établissements : « les habitués restent moins longtemps, la morosité règne….et l’afflux de nouvelle clientèle que l’on nous avait promis se fait attendre. »



« Pour faire passer ce décret, on nous a vraiment dit n’importe quoi ! » reprend René Le Pape qui se fait l’écho de la colère grandissante des exploitants d’établissements dans les quartiers et villages. « On ne se rend pas compte à quel point les dégâts sont en profondeur. C’est toute une France de la convivialité qui menace de disparaitre. »