07 mar.
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La BCE doit baisser ses taux d'intervention - Jean-Pierre Audy, député européen (UMP, PPE-DE, F)
Suite à la réunion des membres du système des banques centrales européennes (SEBC) conduit par la banque centrale européenne présidée par monsieur Jean-Claude Trichet, Jean-Pierre Audy, député européen, appelle à un large débat au parlement européen sur le rôle des monnaies dans le monde afin que les représentants des citoyens européens puissent s’exprimer face aux présidents du conseil, de la commission européenne et de l’Eurogroupe qui sont trop silencieux dans ce débat. Avec la politique monétaire actuelle nous allons réussir la double performance de ne pas avoir de croissance avec l’inflation.
La BCE vient de rater une extraordinaire occasion d’envoyer un signe de confiance aux marchés et aux investisseurs en baissant ses taux d’intervention pour relancer une saine croissance économique par, notamment, l’investissement et les exportations.
De plus, lors d’une dernière session du parlement européen à Strasbourg, Jean-Pierre Audy a déclaré : « Il devient impératif, ainsi que le souligne régulièrement Nicolas Sarkozy, président de la République française, de renforcer le fonctionnement de la zone euro, tant dans ses structures que dans la gouvernance économique concrète ». S’il est exact que certains Etats membres, dont la France, doivent remettre de l’ordre dans leurs finances publiques, il, devient urgent que l’union économique monétaire (UEM) se concerte avec la banque centrale européenne (BCE) pour introduire davantage de cohérence entre la politique monétaire et la croissance et l’emploi ainsi que le prévoient les traités.
Jean-Pierre Audy est très attaché à l’indépendance de la BCE car il considère que « notre histoire économique et monétaire nous enseigne qu’il ne faut plus jamais confier aux forces politiques la conduite de la monnaie » mais il considère que le système européen des banques centrales (SEBC) ne porte pas suffisamment d’attention à la croissance économique. Il faut sans cesse rappeler que l’article 105 du traité instituant la communauté européenne prévoit que, sans préjudice de l’objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien au politiques économiques générales dans la communauté, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs définis à l’article 2 ; notamment de promouvoir un développement équilibré et durable des activités économiques, un niveau d’emploi et de protection sociale élevé, un haut degré de compétitivité et de convergence des performances économiques.
Si, pour la préservation de nos actifs, nous devons avoir un euro solide, nous ne devons pas avoir un euro trop fort pour le développement de la croissance économique durable, notamment des exportations et des activités touristiques en Europe. Le fait, pour la BCE, de maintenir des taux d’intérêt minimaux d’intervention à des niveaux qui concourent à un euro trop fort est une erreur économique qui affecte le coût des investissements, provoque de l’importation de désinflation et augmente un pouvoir d’achat provisoire qui engendre la consommation de produits étrangers en détruisant nos emplois. C’est donc une erreur technique, politique et humaine.
Il n’est pas contestable que de nombreuses régions du monde (Etats-Unis d’Amérique, Chine, Brésil, Inde etc…) ont des politiques monétaires prenant en compte la croissance économique. Il devient nécessaire que l’Euro, après avoir été une remarquable réussite technique, passe du statut d’une monnaie technique à une monnaie politique dans le cadre du rôle d’acteur global que souhaite se donner l’union européenne.
Le moment est venu pour les citoyens européens de s’exprimer et j’appelle à un large débat au parlement européen de toutes les formations politiques sur ce sujet en demandant à ce que la question orale que j’ai déposée sur ce thème soit débattue sans délai.

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