Ils ont tout particulièrement insisté sur le fait que les dispositions en vigueur adoptées par la CICTA (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique – et de mer la Méditerranée) introduisent une inégalité de traitement entre les unités de pêche méditerranéenne, d’une part, et les navires travaillant dans l’océan Atlantique ou en mer Adriatique, d’autre part.

Michel BARNIER, ministre de l’agriculture et de la pêche, conscient des difficultés qu’engendre cette situation, avait déjà alerté les autorités communautaires sur ce sujet. La France sera particulièrement attentive, lors de la prochaine session de la CICTA qui aura lieu en novembre 2008, à ce que la Communauté européenne défende une uniformisation des règles qui soit de nature à lever les différences de traitement, tout en respectant les besoins spécifiques des flottilles côtières et artisanales.

A cet égard les dérogations qui permettent aux canneurs, ligneurs et chalutiers de la façade Atlantique de capturer des thons rouges entre 10 et 30 kg, puissent être étendues aux petits métiers méditerranéens exerçant une activité similaire.

Toutefois, concernant la campagne 2008, il demeure indispensable de continuer à respecter la réglementation communautaire actuelle. Le nouveau dispositif de traçabilité qui entre en vigueur début juin devrait permettre de garantir l’application rigoureuse de la réglementation à l’ensemble des captures réalisées en Méditerranée.

L’objectif recherché par Michel BARNIER est d’assurer une égalité de traitement entre les pêcheurs de thon rouge alimentant le marché.