28 mai.
Par vie femme,à 16:27 :: Portails :: #1992 :: rss
Lutte contre l'obésité: commencer le plus tôt possible
L'Europe compte environ 22 millions d'enfants en surpoids et plus d'1,3 millions souffriront d'excès de poids ou d'obésité d'ici 2010. Un rapport de la commission de l'environnement adopté ce mardi réclame des mesures pour prévenir ce fléau. Un meilleur étiquetage des denrées, de meilleurs aliments dans les cantines, des restrictions sur les publicités pour les aliments malsains adressées aux enfants, ainsi qu'une TVA réduite pour les fruits et légumes figurent parmi les solutions proposées.
Le surpoids, l'obésité et les maladies liées à l'alimentation s'apparentent de plus en plus à une épidémie, constate le rapport d'initiative d'Alessandro Foglietta (UEN, IT), adopté mardi à l'unanimité. Alors que 6% environ des dépenses de santé sont déjà directement liées à l'obésité, les coûts indirects sont beaucoup plus élevés. L'obésité est l'un des plus graves problèmes de santé publique en Europe parce qu'elle augmente sensiblement le risque de nombreuses maladies chroniques, telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers.
La commission de l'environnement préconise une approche globale et à plusieurs niveaux pour lutter contre l'obésité, et souligne l'existence de nombreux programmes européens de recherche sur la santé, l'éducation et l'apprentissage tout au long de la vie, qui peuvent aider à combattre ce véritable fléau.
Lutter contre les graisses dès le plus jeune âge
L'obésité chez les enfants étant fortement liée à l'obésité à l'âge adulte, la Commission et tous les acteurs devraient donner priorité à la lutte contre celle-ci, affirme le rapport. Les programmes scolaires devraient être conçus de manière à assurer qu'une alimentation équilibrée et l'exercice physique deviennent partie intégrante du comportement de l'enfant.
Les députés veulent également que la qualité et les normes nutritionnelles des repas servis dans les écoles et les jardins d'enfants soient améliorées, notamment en fournissant des fruits et légumes frais dans les distributeurs automatiques des écoles. Ils encouragent l'abandon de la vente d'aliments et de boissons riches en matières grasses, en sel ou en sucre, et de pauvre valeur nutritionnelle. Autrement dit, le parrainage et la publicité pour les produits riches en matières grasses, en sel ou en sucre devraient être limités et contrôlés.
Un étiquetage avec un code de couleur obligatoire à l'avant du paquet
Pour la commission parlementaire, des informations complètes sur les étiquettes constituent la clé qui permet aux consommateurs de choisir une bonne, une meilleure ou une moins bonne nutrition. Ils se félicitent de la nouvelle proposition de la Commission visant à réviser la directive sur l'étiquetage nutritionnel des denrées alimentaires, et demandent instamment que l'étiquette soit rendue visible, claire et aisément compréhensible pour le consommateur. Ces règles devraient inclure, à l'avant du paquet, un étiquetage nutritionnel obligatoire utilisant un code de couleur, affirment les députés, qui recommandent que la teneur en éléments nutritifs soit exprimée par 100g/100ml.
Restreindre la publicité pour aliments malsains adressée aux les enfants
Les députés demandent également des horaires protégés et des restrictions sur les publicités pour aliments malsains qui ciblent spécifiquement les enfants, en ajoutant que de telles restrictions devraient également s'appliquer aux nouveaux médias tels que les jeux en ligne, les fenêtres publicitaires et les textos. L'approche volontaire prise par la directive "Télévision sans Frontière" concernant la publicité pour des produits alimentaires à faible valeur nutritionnelle pour les enfants est "un pas dans la bonne direction", estime la commission du PE. Si la révision de la directive, en 2010, conclut que cette approche volontaire a échoué, alors des mesures plus strictes devront être prises, ajoutent les parlementaires. Les députés encouragent également les fournisseurs de services média à élaborer des codes de conduite relatifs aux communications commerciales audiovisuelles inappropriées relatives à la nourriture et aux boissons.
L'autoréglementation de l'industrie: valable mais insuffisante
Les députés soulignent que l'industrie alimentaire devrait faire beaucoup plus pour répondre au problème de l'obésité, par exemple en offrant un plus large éventail de possibilités de portions réduites. Les députés reconnaissent le rôle des récentes initiatives de l'industrie visant à promouvoir l'autoréglementation dans la lutte contre l'obésité, mais notent que la réglementation est parfois nécessaire pour fournir un changement substantiel et significatif dans l'industrie, notamment en ce qui concerne les enfants.
Interdire les acides gras-trans artificiels dans l'UE
La commission appelle à une interdiction des acides gras-trans artificiels à l'échelle de l'UE, tout en soulignant que l'état actuel des connaissances scientifiques montre que la consommation excessive d'acides gras-trans (plus de 2% de l'apport énergétique total) est liée de façon significative à des risques cardiovasculaires plus élevés.
Taux de TVA réduits pour les fruits et légumes
Les députés invitent les Etats membres qui ne l'ont pas encore fait à réduire la TVA sur les fruits et légumes, rappelant que le droit communautaire les autorise à le faire. En outre, ils demandent que les textes communautaires en vigueur soit amendés afin de permettre au secteur des fruits et légumes de bénéficier d'un très faible taux de la TVA.
Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire

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