La panne, c’est vrai, c’est souvent une panne de commande au niveau du cerveau. Dans ce cas, un homme pense souvent : « pas la peine de prendre un médicament, je ne suis pas malade »… Et il ajoute dans sa tête « et en plus, le pire serait que je finisse avec une accoutumance à un médicament et que je ne puisse plus m’en passer, alors que la seule cause de mes pannes, c’est la peur de ne pas y arriver, l’angoisse de la performance… » La solution, c’est donc de prendre confiance en soi. Oui, certes, mais comment. Il y a plusieurs solutions. La psychothérapie avec un travail sur soi. S’entraîner soi-même à décharger son angoisse, à ne plus en avoir peur. (lui en parler à elle, se dire qu’une panne, ce n’est pas la fin du monde…) Et la psychothérapie en comprimés. Hé oui, prendre un médicament qui améliore l’érection, c’est souvent tellement magique que ça redonne confiance aussi bien qu’une perfusion de confiance (si ça existait). Regonflé en énergie (et en érection), vous vous sentez vraiment bien. Résultat, lors du rapport sexuel suivant, vous êtes déjà plus confiant, toujours avec médicament. Et puis le troisième encore plus. Et vous diminuez la dose de moitié, ça va toujours. Et puis une fois, vous l’oubliez et ça se passe encore bien. Vous avez repris confiance parce que vous voyez que votre corps fonctionne parfaitement.

Alors, un médecin est devant un dilemme : doit-il encourager son patient à prendre confiance par des moyens psychothérapeutiques ? Ou lui prescrire des médicaments qui vont (dans 70 % des cas) faire le même effet ? À chacun sa réponse. Il me semble que le médecin doit en tout cas expliquer cela à son patient et que c’est à lui de choisir. Certains hommes détestent prendre un médicament (il y a toujours des effets indésirables possibles), et d’autres détestent l’idée d’un travail sur soi. Et en plus, on a aussi le droit de changer d’avis ! Et vous, vous en pensez quoi ?


Catherine Solano
pannes-sexuelles.com