Cette découverte a été faite dans le cadre d'une recherche sur une anomalie génétique rare responsable du syndrome de WAGR dû à l'absence de deux gènes dits WT1 et PAX6 .

Mais certains de ces patients sont aussi parfois dépourvus d'une partie ou de la totalité d'une copie d'un autre gène voisin des deux premiers et qui permet la production de la neurotrophine dérivée du cerveau.

Des expériences sur des animaux de laboratoire ont montré que cette substance contribuait à contrôler l'appétit et le poids. C'est ainsi que les souris dépourvues de ce gène avaient tendance à manger excessivement et à être obèses.

L'étude des NIH est la première à montrer que cette substance joue un rôle similaire important chez les humains.

"Ceci est une nouvelle voie prometteuse dans la recherche des mécanismes biologiques responsables de l'obésité", estime le Dr Duane Alexander, directeur de l'Institut national de la santé de l'enfant et du développement humain (NICHD), qui fait partie des NIH.

"Cette découverte pourrait aboutir au développement de nouveaux médicaments contrôlant l'appétit chez les patients pour qui les traitements existants sont inefficaces", ajoute-il dans un communiqué.

AFP