mer 19 nov 2008

19 novembre : 7ème Journée Mondiale BPCO : Surveillez votre souffle !

19 11 2008

Cette année pour cette 7ème Journée Mondiale de la BPCO, le CNMR et ses partenaires attirent l'attention sur la qualité de vie du patient atteint de la BPCO.
Combien de personnes la BPCO concerne-t-elle ?

En France, on estime que 3 à 3,5 millions de personnes souffrent de BPCO, soit 7,5 % de la population adulte 1. Parmi eux, 1 million a atteint un stade symptomatique et 60 000 à 100 000 ont une insuffisance respiratoire qui nécessite l’administration continue d’oxygène, d’après les données épidémiologiques les plus récentes. La BPCO est responsable, chaque année, de 100 000 hospitalisations et de près de 16 000 décès, soit 3 % des décès en France.

De 1979 à 1999, les études épidémiologiques avaient mis en lumière une aggravation incontestable de la situation, avec un taux annuel brut de mortalité augmenté de 21 % pour les hommes et de 78 % pour les femmes.

Il est probable que, dans les pays développés, la situation va tendre à se stabiliser dans les années qui viennent, reflétant les modifications des habitudes tabagiques permises par les nombreuses mesures prises contre le tabagisme au cours des dernières années. On note d’ailleurs une petite éclaircie dans les projections de l’OMS. Celle-ci prévoyait en effet que la BPCO deviendrait la 3ème cause de mortalité en 2020. Il est aujourd’hui prévu que cette maladie soit la 4ème cause de mortalité en 2030.

Les femmes sont-elles très touchées par la maladie ? D’autres infléchissements de l’épidémiologie de la BPCO ont été repérés. Ils tiennent à la répartition homme / femmes dans la maladie. Comme les experts le prévoyaient, le nombre croissant de fumeuses se traduit aujourd’hui par un nombre grandissant de femmes atteintes. Ainsi, il y a une vingtaine d’années, la proportion était de l’ordre de 80 % d’hommes et 20 % de femmes souffrant d’une BPCO. Aujourd’hui, l’écart se resserre. On dénombre 40 % de femmes pour 60 % d’hommes en France. Parallèlement, aux Etats-Unis, le rapport atteint 50% / 50 %

Pourquoi parle-t-on de BPCO et pas de bronchite chronique, terme mieux connu ? La « sémantique » de la BPCO est compliquée, reflétant l’hétérogénéité des formes cliniques et les différents types de définitions utilisés : clinique, fonctionnelle respiratoire, anatomique (voir ci-dessous). Cette complexité est certainement l’un des facteurs responsables de la mauvaise connaissance de la maladie dans le public, et même chez les soignants et les autorités.

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