Un augmentation de 40 % des cancers depuis 20 ans en Ile-de-France mais une mortalité en baisse
Par vie femme,
mardi 4 juillet 2006 à 14:25 :: Actualités féminines
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Pour répondre à une demande conjointe de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales et de la Région Ile-de-France, l’Observatoire régional de santé publie une étude sur la situation épidémiologique des cancers en Ile-de-France.
Près de 50 000 cancers à l’origine de 21 000 décès chaque année en Ile-de-France Le Réseau national des registres des cancers estime à 50 000 le nombre de nouveaux cas de cancers en Île-de-France en 2003. Les cancers constituent la première cause de décès dans la région. Selon le Centre des causes médicales de décès de l’Inserm, ils provoquent, chaque année, la mort de 12 000 Franciliens et de 9 000 Franciliennes. Un nombre important de ces décès surviennent chez des personnes âgées de moins de 65 ans (4 500 hommes et 2 700 femmes chaque année) ce qui fait du cancer, et de loin, la première cause de mortalité prématurée en Île-de-France. Chez l’homme, les cancers les plus fréquents sont les cancers de la prostate (7 274 nouveaux cas estimés en 2003) et les cancers du poumon (3 903 nouveaux cas). En termes de mortalité, les cancers du poumon arrivent très nettement en tête avec 3 052 décès annuels. Chez la femme, le cancer du sein arrive en tête aussi bien en termes de morbidité (8 341 nouveaux cas estimés en 2003) qu’en termes de mortalité (1 874 décès annuels).
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Des cancers plus nombreux mais une mortalité en baisse Le nombre des cancers est en progression régulière depuis vingt ans, tandis que le nombre de décès est stable. En éliminant les effets dus aux évolutions démographiques, le nombre de cancers a progressé en Ile-de-France de 40% chez les hommes et de 39% chez les femmes depuis 20 ans, tandis que la mortalité cancéreuse a baissé de 22% chez les hommes et de 13% chez les femmes. Une part de l’augmentation des cancers diagnostiqués s’explique par le développement du dépistage mais il existe, en Île-de-France comme en France, une augmentation réelle de certains cancers. Les comportements individuels (tabagisme, consommation d’alcool, alimentation) mais aussi l’exposition à des substances cancérigènes, notamment dans un cadre professionnel, sont fortement suspectés dans cette augmentation sans que la part de chaque facteur de risque ne soit toujours clairement identifiée. Une survie en hausse Les évolutions opposées de la fréquence des nouveaux cas (en forte hausse) et de la mortalité (en baisse) traduisent notamment les progrès considérables de la survie des patients atteints d’un cancer. Grâce à des diagnostics plus précoces et à des traitements de plus en plus efficaces, plus d’un homme sur deux et près de deux femmes sur trois atteints d’un cancer sont encore en vie cinq ans plus tard comme l’indiquent les résultats d’une étude de suivi de Franciliens atteints d’un cancer débutée en 1994. Des disparités géographiques importantes Le niveau de la mortalité cancéreuse est très variable en France, avec une situation globalement plus favorable dans les régions du sud que dans celles du nord. Par rapport à la moyenne nationale, l’Île-de-France se distingue par le fait qu’elle présente à la fois une sous-mortalité significative par cancer chez les hommes et une surmortalité significative chez les femmes. Les Franciliennes, en effet, présentent une situation défavorable pour deux cancers majeurs : le sein et le poumon. La rapport complet et un document de synthèse de 4 pages « Epidémiologie des cancers en Ile-de-France » sont disponibles : ∑ sur demande à l’ORS Ile-de-France, tél. : 01.44.42.64.70 ou e-mail : ors-idf@ors-idf.org ∑ sur le site internet de l’ORS Ile-de-France www.ors-idf.org (en téléchargement) Dans la région, les disparités de mortalité par cancer sont importantes, notamment chez les hommes pour lesquels la situation apparaît plus favorable dans les territoires aisés de l’ouest que dans ceux, plus populaires, de l’est francilien. Ces inégalités territoriales de santé sont classiques en Ile-de-France et elles témoignent d’une inégalité sociale devant cette maladie.
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