Depuis dimanche, près d'un millier d'agents de la Ville de Paris travaillent ainsi jour et nuit pour transformer, la voie rapide, habituellement domaine exclusif de l'automobile, en espace ludique et de détente pour plusieurs millions de visiteurs attendus du 20 juillet au 20 août.

Déjà, trois "plages" - une en pelouse, une en caillebotis de bois, et une en sable de 500 mètres carrés - occupent l'espace qui s'étend entre le Pont au Change et le Pont d'Arcole.

Encore entourés de leur protection de plastique, des dizaines de transats sont empilés en attendant d'être disposés sur ces plages. Des pieux, enfoncés dans le sol, attendent les quelque 240 parasols au total qui viendront leur donner la dernière touche "bord de mer".

C'est le long de ces plages que prendront place les palmiers de près de 8 mètres de hauteur et pesant chacun près de deux tonnes dans leurs bacs géants.

Pour réaliser la plage de sable, ainsi que celle qui recouvre le Parvis de l'hôtel de Ville où seront installés des terrains de sport, la ville de Paris a fait acheminer sur 120 kilomètres par bateau quelque 2.000 tonnes de sable.

Afin de répondre aux demandes des Parisiens, les services techniques ont choisi un sable de Seine le plus doux possible, "un roulé rivière 0,3", qui sera ensuite recyclé pour les manèges de la Garde républicaine.

Tout au long des 2,5 kilomètres de berge de Seine occupés par Paris Plage rive droite, auxquels s'ajoutent pour la première fois cette année 1 km sur la rive gauche, entre le Pont de Bercy et le Pont de Tolbiac, une cinquantaine de baraques de plage ont déjà été installées, sous des lampions gonflables multicolores qui illuminent le parcours.

De couleur rose pour les bars, verte pour les boutiques, orange pour les services, à rayures bleues et blanches pour les cabines de bain, elles seront autant de marques sur le chemin des visiteurs, tout comme les sept fontaines à eau qui leur permettront de se rafraîchir.

Mais mardi soir, alors que la température de l'air atteignait encore vers 11H00 les 30 degrès, l'endroit le plus magique était sans conteste les brumisateurs installés au pied du Pont au Change, déversant leur fine pluie sur des centaines de plantes attendant d'être disposées le long du quai. Une oasis dans la chaleur de la "plage".
afp