13 sep.
Par vie femme,à 11:48 :: Actualités féminines :: #377 :: rss
Razzye Hammadi ne cachait pas sa colère
Le président du Mouvement des jeunes socialistes, a défendu avec vigueur la jeune Nolwenn, tancée dimanche par Ségolène Royal alors qu'elle lui posait une question sur le "clivage droite-gauche". La candidate à l'investiture socialiste lui avait lancé notamment: "Tu jures qu'il n'y a pas d'auto-censure, que tu ne voulais pas me parler des militaires ?". Son soutien à un encadrement militaire pour les jeunes délinquants avait provoqué il y a quelques semaines des discussions au PS, et un communiqué critique du MJS.
Après cette réponse de Ségolène Royal, la jeune militante bretonne s'était sentie "humiliée. "Ma question me semblait légitime, pas agressive, une question que je me posais en tant que militante", a-t-elle souligné. "Je dois défendre mes camarades qui s'expriment librement", a déclaré Razzye Hammadi. "On ne peut confondre attaques et exigence sur le fond, piège et contribution critique nécessaire à la victoire", a-t-il ajouté. Prenant la défense de Ségolène Royal, le député de Paris Christophe Caresche a pour sa part affirmé que cette dernière refusait "tout procès d'intention et appelait le MJS à faire preuve d'humilité".
"Je regrette"
Après l'échange tendu de dimanche, la présidente de Poitou-Charentes avait promi d'appeler Nolwenn. En fin d'après-midi, la conversation téléphonique eut donc lieu, un échange "de femme à femme" et d' "égale à égale" a précisé Nolwenn à LCI.fr. "Elle m'a parlé de manière très respectueuse. Je lui ai dit que sa réaction avait été un peu violente, ce qu'elle a reconnu. Elle a dit au Monde qu'elle m'avait parlé "comme une mère à un jeune" mais j'ai déjà une mère et elle ne me parle pas comme ça, heureusement", a expliqué avec humour l'adhérente du MJS. On va clore l'incident et pouvoir passer aux questions de fond".
"Il faut garder le sens de l'humour", a aussi précisé lundi soir depuis l'Italie Ségolène Royal, qui a reconnu "une certaine fermeté" dans sa réponse de dimanche. "Je lui ai dit que si elle s'est sentie humiliée, je le regrette, parce que ce n'était pas du tout l'objectif, et je m'en excuse". Toutefois, "il faut que l'espace de discussion soit sincère et ne fasse pas l'objet de manoeuvres d'appareil", a-t-elle expliqué à la jeune femme, qui l'a assurée qu'elle n'avait pas été "téléguidée".
Quant à l'organisateur des déplacements de la candidate à la candidature, il a fait amende honorable. "Le MJS, c'est l'école du vice", avait lancé dimanche à Quimperlé Patrick Menucci. Auprès de l'AFP, il a reconnu lundi s'être "un peu emporté", relevant que la formule avait été employée par François Mitterrand pendant les années 70, quand "les jeunes socialistes lui menaient la vie dure". Ses propos vont peut-être apaiser la colère du MJS qui entendait mardi publier un communiqué officiel de "rappel à l'ordre".

Commentaires
1. Le jeudi 14 septembre 2006 à 08:36, par romain :: site
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