Les vieux qui survivent à lhôpital se retrouvent dans des maisons de retraite, médicalisées certes, mais totalement inadaptées à leur prise en charge. Abandonnés sans soins dans des établissements sous-dotés en personnel, la moitié des vieux sont dénutris, sous-médicalisés et partout surmédicamentés…

La justice complaisante ne condamne que rarement ces « dysfonctionnements institutionnels ». La vie dun vieux, au pire, ça vaut deux ans avec sursis. Dans la majorité des cas, les affaires sont classées sans suite par la justice « qui ne tient pas à instruire ce type de dossier », reconnaît un avocat spécialiste du secteur. LÉtat aux abonnés absents se désengage dautant plus volontiers du problème quil veut privatiser le secteur. Reste à savoir à qui profite le crime ? Aux grands groupes qui, grâce aux financements de lÉtat, dégagent des superprofits dans un marché en pleine expansion.
Editions Fayard