Jean-Paul Gaultier avait invité des chroniqueurs de mode dont Suzy Menkes du International Herald Tribune, et des mannequins dont Audrey Marnay, à jouer les magiciens d'un soir en présentant des numéros de niveau professionnel. En habit à queue de pie, le couturier s'est impliqué lui-même dans un numéro de lévitation.

"Ce soir, je fête mes 30 ans parce que j'ai trente ans seulement !", a ironisé le couturier. "Merci à tous ceux qui m'ont apporté leur soutien durant ces années", a-t-il lancé.

Sur la célèbre façade de l'Olympia tendue spécialement de velours rouge, le nom de Jean-Paul Gaultier en néons rouges, selon la tradition du mythique music-hall, illuminait le boulevard des Capucines.

Dans le hall, d'immenses photos de personnalités amis du couturier avaient été accrochées dont celle des chanteuses Madonna et Catherine Ringer (Rita Mitsouko), la cinéaste Pedor Almodovar sans oublier le couturier Pierre Cardin qui offrit son premier stage à Jean-Paul Gaultier. Dans le music-hall, douze boules à facettes réunies en bouquet, dans des halos rouges et bleus, donnaient le ton.

Vers 1h du matin, Boy George s'est installé aux platines pour une "nuit blanche" à sa façon.

Une dizaine de militants de la PeTA, fondation américaine de protection des animaux, ont joué les troubles-fête en manifestant devant la salle parisienne, aux cris de "Gaultier assassin, Gaultier boucher !", lui reprochant d'utiliser de la fourrure dans ses collections.

Le 1er oct, les vitrines de l'une de ses boutiques, avenue George V, avaient été recouvertes de peinture rouge "symbolisant la souffrance animale", selon la PeTA.
afp