mar 19 dec 2006
Les enfants sont des proies de plus en plus faciles pour les sectes
19 12 2006Aussi formule-t-elle 50 propositions destinées à "contrer les dangers du phénomène sectaire".
"Les conclusions qui se dégagent de nos travaux permettent de dresser un double constat", résume la commission d'enquête dans son rapport présenté mardi sous le titre "L'enfance volée. Les mineurs victimes des sectes".
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D'une part, les enfants constituent une proie de plus en plus facile pour les sectes. D'autre part, l'engagement des pouvoirs publics contre l'influence des dérives sectaires sur les enfants s'avère très inégal", affirme la commission d'enquête qui remet mardi son rapport au président de l'Assemblée, Jean-Louis Debré.
La commission d'enquête, créée le 28 juin dernier et présidée par Georges Fenech (UMP), le rapporteur étant Philippe Vuilque (PS), a procédé à l'audition de plus de 65 personnes.
Elle s'est également rendue à Sus (Pyrénées-Atlantiques) le 21 novembre afin d'enquêter sur la communauté biblique Tabitha's Place avant d'auditionner le 5 décembre deux de ses anciens adeptes.
Le rapport cite un haut fonctionnaire du ministère de la Santé et des Solidarités qui évalue "au minimum, de 60.000 à 80.000" le nombre d'enfants élevés dans un contexte sectaire dont "environ 45.000" chez les Témoins de Jéhovah.
Dénonçant "l'emprise mentale" sur les enfants exercée par les mouvements sectaires, le rapporteur estime que "sans aller jusqu'à (l') extrémité de la tentation suicidaire, l'emprise mentale subie dans l'organisation à caractère sectaire peut provoquer de graves troubles de la personnalité et du comportement".
POUVOIRS ACCRUS POUR LA MIVILUDES
Il ajoute que "les spécialistes de la protection de l'enfance, au-delà même du phénomène sectaire, soulignent que tous les systèmes clos sont susceptibles de favoriser la maltraitance et les abus sexuels".
La commission, qui souligne le travail "remarquable" accompli par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) depuis sa création en novembre 2002, affirme, qu'en dépit "des avancées" législatives" et la mise en place d'une politique de lutte au niveau national et régional, "force est de constater que des failles perdurent".
"Celles-ci sont perceptibles dans plusieurs domaines: la sensibilisation des administrations aux problèmes sectaires, la procédure de reconnaissance du statut d'association culturelle, les mécanismes du contrôle éducatif et l'absence de contrôle des activités des psychothérapeutes", est-il précisé.
"Les dispositifs juridiques et administratifs existants demandent à être complétés pour assurer aux mineurs victimes d'une organisation sectaire une réelle protection", estime le rapporteur.
Ainsi la commission propose-t-elle de redéfinir le régime de l'instruction à domicile et celui de l'enseignement à distance et de renforcer celui des agréments des organismes de soutien scolaire.
La commission, qui plaide en faveur d'une formation spécifique des auditeurs de justice et des avocats stagiaires au fait sectaire, veut rendre obligatoire un contrôle médical annuel par la médecine scolaire pour les enfants de plus de six ans instruits dans leur famille ou scolarisés dans des établissements hors contrat.
Elle propose également de préciser les conditions d'attribution du titre de psychothérapeute, ou bien encore, en matière de justice, d'autoriser les grands-parents à saisir directement le juge des enfants "lorsque la santé, la sécurité ou la moralité d'un enfant sont en danger".
Elle demande aussi de sanctionner l'enfermement social des mineurs ou bien encore de redéfinir les conditions de l'engagement des poursuites pour prosélytisme à l'encontre des mouvements à caractère sectaire.
Enfin, elle plaide pour la création au sein du ministère des Affaires étrangères d'un poste de correspondant chargé de ce dossier et propose de renforcer les pouvoirs et compétences de la MIVILUDES tant au niveau national, que local et international.
Reuters
La commission recense (après moultes tergiversations) 45000 enfants parmi les témoins de Jéhovah, et conclue, sans l’ombre d’aucune enquête sérieuse (audition de 2 ex adeptes), que 45 000 enfants sont en danger. Si tel était le cas, on observerait des cas de maltraitance, de lacunes d’éducation, d’isolement social,…. On disposerait de signalements via les assistantes sociales ou l'Education nationale à une grande échelle. Hors rien de tout cela. Etrange, non ?
Lors des auditions, les représentants de l’éducation nationale ont décrits les enfant de Témoins de Jéhovah comme « des élèves modèles » Bigre.
La commission veut protéger les enfants qui doivent recevoir une transfusion (la législation actuelle permet que les enfants soient transfusés contre l’avis des parents). De combien de cas litigieux parle-t-on ? D’aucun. Curieux, non ?
La commission souligne que « l'emprise mentale subie dans l'organisation à caractère sectaire peut provoquer de graves troubles de la personnalité et du comportement. » Mais connaissez-vous des enfants Témoins de Jéhovah qui se droguent, mettent le feu à des voitures, se livrent à des tournantes,.. ? Etonnant.
Enfin que penser d'un membre éminent de la commission,
déja condanné par les tribunaux, et encore sous le coup d'une action en justice pour propos injurieux, mensongers et diffamatoires à l’égard des Témoins de Jéhovah ?
La commission recense (après moultes tergiversations) 45000 enfants parmi les témoins de Jéhovah, et conclue, sans l’ombre d’aucune enquête sérieuse (audition de 2 ex adeptes), que 45 000 enfants sont en danger. Si tel était le cas, on observerait des cas de maltraitance, de lacunes d’éducation, d’isolement social,…. On disposerait de signalements via les assistantes sociales ou l'Education nationale à une grande échelle. Hors rien de tout cela. Etrange, non ?
Lors des auditions, les représentants de l’éducation nationale ont décrits les enfant de Témoins de Jéhovah comme « des élèves modèles » Bigre.
La commission veut protéger les enfants qui doivent recevoir une transfusion (la législation actuelle permet que les enfants soient transfusés contre l’avis des parents). De combien de cas litigieux parle-t-on ? D’aucun. Curieux, non ?
La commission souligne que « l'emprise mentale subie dans l'organisation à caractère sectaire peut provoquer de graves troubles de la personnalité et du comportement. » Mais connaissez-vous des enfants Témoins de Jéhovah qui se droguent, mettent le feu à des voitures, se livrent à des tournantes,.. ? Etonnant.
Enfin que penser d'un membre éminent de la commission,
déja condanné par les tribunaux, et encore sous le coup d'une action en justice pour propos injurieux, mensongers et diffamatoires à l’égard des Témoins de Jéhovah ?
bonjour
les enfants sont des proies faciles pour les sectes !!!???
Barbe bleue est de retour pour Noel !!!
les sectes mangeraient elles les enfants comme ... les juifs il y a 70 ans (en Allemagne) !?
il existe des sectes (mot juridiquement indéfini) dangereuses, très certainement; il existe aussi mots dangereux employés par des journalistes en mal de sensationnel!
devant un problème de société, il plus facile de faire peur, de stigmatiser, de chercher des boucs émissaires que de chercher à comprendre et trouver des solutions tous ensembles.
je vous prie de comparer votre article avec celui-ci paru dans "Libé"
Raphaël Liogier, sociologue, professeur à l'IEP d'Aix-en-Provence, directeur de l'Observatoire du religieux et auteur d' Une laïcité «légitime», la France et ses religions d'Etat. Selon lui, les méthodes utilisées pour lutter contre les dérives sectaires en France sont «arbitraires» et inefficaces.
Les auteurs du rapport parlementaires s'inquiètent du sort des enfants dont les parents appartiennent à un mouvement considéré comme secte. Qu'en pensez-vous ?
Il n'y a pas de secte qui soit a priori dangereuse en France. Toutes les études sociologiques ont prouvé qu'il n'y a pas plus de dérives dans ces groupes-là que dans d'autres groupes qui ne sont pas religieux. Et les parlementaires ou la mission interministérielle n'ont mené aucune enquête sérieuse pour démontrer le contraire. S'ils recensent 40 000 enfants parmi les témoins de Jéhovah, ils en concluent que 40 000 enfants sont en danger. Or, s'il y avait un vrai problème, on observerait des cas de maltraitance, de sous-éducation, etc. On aurait des remontées via les assistantes sociales ou l'Education nationale. Je ne dis pas que cela ne peut pas arriver, mais, quand ils existent, ce sont des cas particuliers qui n'ont rien à voir avec le fonctionnement général de la secte.
Dans ce cas, pourquoi lancer une mission pour étudier l'influence des sectes sur les mineurs ?
Parce que les sectes représentent le bouc émissaire idéal. On les imagine tentaculaires, incontrôlables. Après avoir tenté sans succès de les coincer sur leurs finances, on tente maintenant de dire que leurs enfants sont manipulés, car c'est un sujet ultrasensible d'un point de vue émotionnel.
Comment repérer les dérives ?
En cessant d'être dans le vague, en réagissant de façon plus rationnelle. Il faut être vigilant sur les associations qui pourraient vraiment dériver, comme celles avec un projet fondé sur le racisme ou bien celles qui concentrent le pouvoir sur une seule personne et dont les adeptes sont dans un abandon total à leur chef. Pour les repérer, il faut des enquêtes scientifiques et sociologiques. Il faut apporter des preuves avant de stigmatiser, et cesser de s'appuyer sur des dénonciations tous azimuts, sans enquêtes à charge et à décharge. Sinon, on plonge dans l'arbitraire, on aboutit à des mesures discriminatoires, et on crée des problèmes de liberté publique plus importants que ceux qu'ils sont censés résoudre.
je vous souhaite bonne méditation