26 dec.
Par vie femme,à 11:12 :: Divers :: #613 :: rss
deux ans après le tsunami du 26 décembre 2004
Dans la province indonésienne d'Aceh, la plus durement éprouvée avec environ 168.000 morts et disparus, les habitants commémoraient le drame au moment où la région martyre subit des inondations ayant fait plusieurs dizaines de morts et des milliers de sinistrés.
Le tsunami de 2004 déclenché par en séisme géant de magnitude 9,3, avait ravagé 800 kilomètres de rivage dans l'archipel laissant 600.000 sinistrés sans logis.
La reconstruction financée par des dons étrangers a atteint aujourd'hui un rythme de croisière, même si énormément reste à faire. De 50.000 à 70.000 Indonésiens, selon les sources officielles ou les ONG, demeurent toutefois entassés dans des baraquements préfabriqués, de plus en plus insalubres.
Sur l'île de Bali, épargnée par la vague meurtrière, une dizaine de milliers d'habitants ont participé à un exercice d'alerte aux tsunamis. Les pays de l'océan Indien avancent depuis deux ans en ordre dispersé pour se doter d'un système de prévention qui aurait sans doute permis d'épargner des milliers de vies. Ce chantier emblématique est inachevé, avec des retards notamment en Indonésie où un second tsunami avait fait 600 morts en juillet 2006.
En Thaïlande, qui déplore officiellement 5.400 morts, pour moitié des touristes étrangers, deux cérémonies religieuses se sont déroulées dans la matinée sur la célèbre plage de Patong à Phuket, ainsi que dans le village de pêcheurs de Ban Nam Khem, devenu symbole du pire cataclysme depuis une centaine d'années.
"J'ai perdu mon mari et ma fillette de cinq ans dans la vague", a raconté Susanne Romslo, Norvégienne de 49 ans, les yeux pleins de larmes.
Plus au sud, sur l'île de Phuket, une minute de silence a été observée à 10H10 (03H10 GMT) sur la plage de Patong, en présence d'un millier de touristes et d'habitants locaux.
Au Sri Lanka où la catastrophe a fait 31.000 morts et un million de sans-abris, les autorités ont décrété une "journée de la sécurité nationale" pour sensibiliser la population à la gestion des catastrophes naturelles.
Le président Mahinda Rajapakse doit inaugurer une statue de Bouddha dans la ville de Peraliya (sud) où un millier de passagers d'un train avaient été engloutis par la vague meurtrière.
Le président, qui avait admis l'an passé l'insuffisance des efforts pour les rescapés, a souhaité que le pays se concentre sur "l'accélération du travail de reconstruction".
Car si la reconstruction a été relativement rapide en Thaïlande, la corruption et la guerre entre l'armée sri lankaise et la rébellion tamoule bloquent toujours les milliards de dollars d'aide étrangère promis aux victimes.
Colombo a reconnu que seulement la moitié des 100.000 habitations détruites ou endommagées ont été reconstruites.
Enfin, sur les archipels indiens des Andaman et Nicobar, plusieurs milliers de personnes se sont recueillies dans les églises et ont observé plusieurs minutes de silence. "Depuis ce matin, nous prions et nous allumons des cierges pour honorer la mémoire de nos chers disparus", a indiqué Martin Luther, un membre de Conseil tribal de Nicobar.
Les archipels situés au large des côtes sud-est de l'Inde et composés de plus de 500 îles, avaient déploré environ 3.500 morts ou disparus après le tsunami qui a fait plus de 16.000 morts en Inde.

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