Le texte final est cependant plus nuancé que la version initiale présentée par les Britanniques. Ceux-ci souhaitaient que le Conseil "déplore" la poursuite de la détention des marins et note qu'ils avaient été capturés alors qu'ils "opéraient dans les eaux territoriales irakiennes en tant que membres de la force multinationale en Irak mandatée par la résolution 1723 du Conseil de sécurité." La version initiale devait également soutenir les appels "à la libération immédiate de ces personnels".

"Nous devons maintenant aller de l'avant"

La Russie a été le principal opposant à ces diverses formulations, selon les diplomates. Peu avant l'accord sur le texte final, un diplomate occidental avait cité l'ambassadeur de Russie, Vitaly Tchourkine, comme ayant déclaré à ses collègues: "Nous n'allons pas être en mesure d'accepter un appel à une libération immédiate des 15 marins britanniques". Selon plusieurs diplomates, Moscou, parfois suivi par d'autres pays comme l'Indonésie, voulait éviter que le Conseil prenne parti dans ce qu'il considère comme une "dispute bilatérale", notamment sur la localisation du lieu de la capture des marins dans le Golfe.

Londres a cependant tenu à calmer le jeu après l'adoption de cette déclaration, en faisant valoir qu'elle "ne pouvait entrer dans le détail des négociations". "La déclaration adoptée est un texte qui a obtenu un accord unanime et est une déclaration claire des membres du Conseil de sécurité représentant la communauté internationale", a déclaré un porte-parole. "Nous voulions une déclaration du Conseil de sécurité, nous avons un accord à l'unanimité et nous devons maintenant aller de l'avant pour obtenir que nos 15 prisonniers soient libérés le plus tôt possible", a-t-il ajouté. "Notre position est claire, nous voulons leur libération immédiate". Londres affirme que la capture a eu lieu dans les eaux territoriales irakiennes, tandis que l'Iran affirme que c'était dans ses eaux et exige des excuses du gouvernement britannique.



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