30 avr.
Par vie femme,à 08:50 :: Divers :: #907 :: rss
Mme Royal a observé que Nicolas Sarkozy avait une nouvelle fois changé d'avis
"Il y a quelques jours, il n'en était pas question. Aujourd'hui, je crois qu'il cherche surtout à capter les voix du Front national. C'est une perche tendue vers le Front natioanel", a jugé la candidate socialiste. Ségolène Royal a une nouvelle fois dénoncé la "grande violence" et la "grande brutalité" du discours de Nicolas Sarkozy.
Ainsi, sur mai 68, pourfendu par le candidat UMP, elle a rappelé que c'était aussi "11 millions de grévistes qui ont obtenu les accords de Grenelle, le droit des femmes à accéder à la contraception, un vent de liberté contre une société totalement verrouillée".
Evoquant le débat qui va l'opposer à son adversaire mercredi soir, Ségolène Royal a indiqué qu'elle souhaitait "une clarification du choix" du 6 mai. Affirmant que "la France est aujourd'hui en de mauvaises mains", elle a estimé que Nicolas Sarkozy devait "accepter d'être mis devant ses responsabilités en ce qui concerne son bilan gouvernemental".
Nicolas Sarkozy, qui a tenu dimanche sa dernière grande réunion publique parisienne de la campagne à Bercy, se rend en Corse lundi, une région où il est largement favori.
La Corse avait voté au premier tour de la présidentielle, davantage pour Nicolas Sarkozy que le reste de la France, accordant 37% des suffrages au candidat UMP qui a particulièrement choyé l'île, où il a effectué pas moins de 18 visites comme ministre de l'Intérieur.
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont lancé dimanche de nouveaux appels aux quelque sept millions d'électeurs de François Bayrou qui détiennent la clé du second tour de la présidentielle.
L'enjeu est décisif, car l'un et l'autre ont absolument besoin de leurs voix pour franchir la barre des 50% et remporter l'Elysée.
Selon un sondage TNS Sofres pour RTL et Le Monde, rendu public dimanche, l'avantage va pour l'instant à Mme Royal dans la conquête du vote Bayrou. 31% des électeurs du candidat UDF ont l'intention de voter pour elle, contre 23% pour M. Sarkozy. 7% veulent s'abstenir. 39% n'ont pas encore arrêté leur choix.
En outre, 51% d'entre eux sont plus enclins à juger naturelle l'alliance avec Royal, 33% penchant pour l'alliance à droite.
Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy s'est adressé aux électeurs du centre, ainsi qu'aux élus de l'UDF. De son côté, Ségolène Royal a répété qu'elle pourrait prendre des ministres centristes dans son gouvernement si elle était élue, assurant même ne "rien s'interdire" concernant M. Bayrou.
"Je veux m'adresser aux électeurs du centre, dont les valeurs sont si proches des miennes. Je veux leur dire que leur sensibilité a toute sa place dans la majorité présidentielle que je veux construire et autour de laquelle je veux rassembler les Français", a déclaré le candidat UMP lors de son dernier grand meeting parisien à Bercy, où étaient présents de nombreux parlementaires UDF, de même que le seul ministre UDF, Gilles de Robien.
Une majorité des députés UDF, dont leur chef de file Hervé Morin, ont déjà annoncé qu'ils voteraient pour lui le 6 mai.
"Puisque François Bayrou veut en finir avec l'UDF, je dis aux élus UDF qui me soutiennent qu'ils sont les bienvenus en femmes et hommes libres dans la nouvelle majorité présidentielle que je veux construire", a lancé M. Sarkozy.
Alors que M. Bayrou a annoncé mercredi son intention de créer un nouveau parti, "le parti démocrate" il pourrait voir le jour dès jeudi, selon le chef de file des sénateurs UDF, Michel Mercier, M. Sarkozy a souligné qu'il ne voulait "pas en finir avec l'UDF".
"Je la respecte (avec) ses électeurs, ses valeurs, ses idées et ses convictions. Je veux dire à ces Français, à ces élus UDF qui m'honorent en m'apportant leur soutien, que j'ai besoin d'eux", a-t-il lancé.
Un peu plus tôt sur Canal Plus, sa rivale socialiste était allée jusqu'à dire qu'elle ne "s'interdisait rien", comme on lui demandait si elle prendrait M. Bayrou comme Premier ministre. "Je pense que ce n'est pas ce qui se passera mais je ne m'interdis rien sur le choix de mon Premier ministre", a-t-elle dit.
Et elle a réaffirmé qu'elle pourrait prendre des ministres centristes dans son gouvernement. La veille, elle avait évité ce sujet lors de son débat avec M. Bayrou, une telle perspective n'étant pas du goût de nombre de socialistes.
"Tous ceux qui viendront sur le pacte présidentiel, qui viendront m'aider à redresser la France (...) ont vocation à faire partie d'un gouvernement", a-t-elle affirmé. Elle s'est également dite "prête" à "compléter" son pacte.
Mme Royal a aussi insisté sur les "points forts de convergence" avec le leader centriste, notamment en matière d'"Etat impartial".
AFP

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