En 2005, 75% des femmes sexuellement actives utilisaient un moyen contraceptif. La pilule arrive loin devant tous les autres procédés (60% des femmes) et notamment chez les jeunes femmes (88% des 20-24 ans qui utilisent un moyen contraceptif). Le stérilet est davantage plébiscité par les plus de 30 ans et notamment par celles qui ont déjà eu un enfant, note l'Inpes. En 2005, il était utilisé par 25% des femmes. Le préservatif, utilisée par 20% des Françaises et notamment les plus jeunes, arrive en troisième position. Quant à l'abstinence, ou le retrait, elle n'a été utilisé que par 2,8% des femmes en 2005.

Problèmes d'assiduité

L'Institut se félicite de la plus grande protection lors des premiers rapports : moins de 9% des "femmes qui ont eu leur premier rapport au cours des cinq dernières années n'ont pas utilisé de moyen de contraception" contre 30% avant 2000.

Pourtant, si la France se situe parmi les premiers pays européens en terme d'information et d'utilisation de contraceptifs, le nombre d'interruption volontaire de grossesse y reste élevé et stable : 200 000 par an et une femme sur sept. Parmi les femmes qui ont eu recours à l'IVG en 224, près d'un quart n'utilisait pas de contraception. L'Inpes souligne également les risques qui existent au cours des six mois où l'on change de contraceptif (1 IVG sur 2 en 2004). Les "oublis" et autres problèmes d'assiduité à la contraception concerne de nombreuses femmes : 20% de celles qui prennent la pilule déclarent l'oublier au moins une fois par mois. Le recours à la contraception d'urgence, appelée plus souvent "pilule du lendemain", se développe : Mais peu savent que son efficacité ne concerne que les 72 heures suivant le rapport sexuel.

L'Inpes déplore une connaissance insuffisante des moyens de contraception et le maintien de fausses idées : "la pilule rend stérile ou fait grossir", "le stérilet ne peut pas être mis si l'on n'a pas eu d'enfants", "une femme ne peut pas être enceinte si le rapport a eu lieu pendant les règles", etc...



TF1